Introduction à Linux

Objectifs de certification

Objectifs Linux Essentials

Ce chapitre est une introduction à un cours Linux Essentials dont les objectifs sont vérifiés dans la certification LPI 117-010.

Les objectifs abordés ici sont :

Topic 1:The Linux Community and a Career in Open Source

  • 1.1 Linux Evolution and Popular Operating Systems (2)
  • 1.2 Major Open Source Applications (2)
  • 1.3 Understanding Open Source Software and Licensing (1)
  • 1.4 ICT Skills and Working in Linux (2)

Topic 4: The Linux Operating System (8)

  • 4.1 Choosing an Operating System (1)

Objectifs LPIC 1

Temps de formation

Ce chapitre a été conçu comme journée d'introduction à cours d'Administration Linux de 5 jours. Quand le temps fait défaut, si les conditions le permettent, ce sujet peut être appris par soi-même.

Les quatre premières sections Evolution de Linux, Distributions Linux et cycles de maintenance, Licences Open Source et Applications Open Source sont une présentation de l'éco-système Linux. Les deux dernières sections Utiliser Linux en console graphique et Environnements de bureau sont des exercices pratiques d'installation, d'usage et de paramétrage d'une distribution Linux graphique (Desktop).

En classe de formation, il est conseillé de procéder à une installation native (directement sur le matériel).

1. Evolution de Linux

1.1. Objectifs Linux Essentials 1.1

  • Connaissance du développement de Linux et des distributions majeures.
  • Domaines de connaissance les plus importants :
    • Philosophie des Logiciels libres.
    • Distributions.
    • Systèmes embarqués.
  • Liste partielle de termes, fichiers et utilitaires utilisés pour cet objectif :
    • Android.
    • Debian.
    • CentOS.

Système d’exploitation (OS)

  • Une des tâches du système d’exploitation est d’offrir aux utilisateurs une interface simple et conviviale avec le matériel.
  • Un système d'exploitation (souvent appelé OS pour Operating System) est un ensemble de programmes qui dirige l'utilisation des capacités d'un ordinateur (matériel) par des logiciels applicatifs.

Fonction d’un OS

Il s’occupe au minimum de :

  • La gestion des processus (programmes)
  • La gestion de la mémoire
  • Le système de fichiers
  • La gestion des entrées/sorties

Caractéristiques d’un OS moderne

Linux est un système d'exploitation :

  • Multi-tâches : Un système d'exploitation est multitâche (en anglais : multitasking) s’il permet d’exécuter, de façon apparemment simultanée, plusieurs programmes informatiques.
  • Multi-utilisateurs : Un système d'exploitation multi-utilisateur est conçu pour permettre à plusieurs utilisateurs d'utiliser l'ordinateur simultanément, tout en limitant les droits d'accès de chacun afin de garantir l'intégrité de leurs données.
  • Multi-processeurs

1.2. Architectures matérielles

Linux est supporté sur tout type d'architecture :

  • Serveurs d’entreprise
  • Serveurs de Data Center
  • Ordinateurs de bureau
  • Ordinateurs portables
  • Ordinateurs légers
  • Mainframes
  • Embarqués Industrie
  • Embarqués automobile, domotique, domestique, …
  • Appareils mobiles, appareils légers
  • CPE,
  • Périphériques d’infrastructure réseau/stockage/multimédia

Processeurs

ARM Intel/AMD
Architecture RISC Architecture CISC
A performance égale, réduction des coûts de production et meilleure efficacité thermique (ARM Cortex-A15 28nm 1.62mm²) Complexité matérielle plus coûteuse (AMD Jaguar 28nm 3.1mm²) en conception et en énergie
Stratégie commerciale : licence Intel/AMD
Unix Unix / Windows
Bootloader Bios

ARM Business Model

Les architectures ARM sont des architectures matérielles RISC 32 bits (ARMv1 à ARMv7) et 64 bits (ARMv8)1 développées par ARM Ltd depuis 1990 et introduites à partir de 1983 par Acorn Computers.

Dotés d'une architecture relativement plus simple que d'autres familles de processeurs, et bénéficiant d'une faible consommation, les processeurs ARM sont devenus dominants dans le domaine de l'informatique embarquée, en particulier la téléphonie mobile et les tablettes.

Ces processeurs sont fabriqués sous licence par un grand nombre de constructeurs.

Source : http://ir.arm.com/phoenix.zhtml?c=197211&p=irol-model et https://fr.wikipedia.org/wiki/Architecture_ARM

Matériel embarqué

On trouvera ici une liste des ordinateurs embarqué dans http://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_single-board_computers

Dans laquelle on retrouve des plateformes ARM, Intel et AMD, mais aussi des architectures MIPS.

A titre d'exemple, Openwrt est une distribution Linux pour routeurs domestiques dont on trouve ici la liste.

Raspberry Pi

Par exemple, Raspberry Pi 3, A 1.2GHz 64-bit quad-core ARM Cortex-A53 CPU, 1Go RAM, 802.11n WLAN et Bluetooth 4.1 intégrés, source : https://www.raspberrypi.org/blog/raspberry-pi-3-on-sale/

Globalscale Mirabox

Gobalscale Mirabox, Source : http://wiki.ipfire.org/en/hardware/arm/globalscale/mirabox

  • 1.2Ghz Marvell Armada CPU ARMADA 370 ARM v7 compliant
  • 802.11b/g/n Wifi with Marvell 88W8787 and Bluetooth 3.0
  • 1GB DDR3
  • 1 GB NAND Flash
  • 2 each 10/100/1000 Ethernet Ports
  • 2 each USB 3.0 host
  • 1 microsd card slot/reader, 1 additional Mini PCIe slot for expansion (internal) For additional 2x2, 3x3, 4x4 WiFi Radios, or 3G modules
  • 3 LED controlled by GPIO, reset button
  • external power supply
  • Port for JTAG and Debugging options

1.3. Qu’est-ce que Linux ?

  • Linux est d’abord le nom d’un noyau (le contrôleur central)
  • Avec quelques outils supplémentaires, on obtient un système d’exploitation (OS) :
    • Un environnement Shell (une ligne de commande)
    • La gestion du système (ajouter des utilisateurs,...)
    • Des applications (mail, web, développement,...)
    • Le tout est mis dans une distribution Linux :
    • dépôts de paquetages, maintenance des logiciels, scripts de lancement,…
  • interfaces graphiques, communautés, ...

Origine de Linux

  • Créé en 1991 par Linus Torvalds pour des processeurs 80386, il y a plus de 20 ans.
  • Reproduit le comportement d’un noyau UNIX (1969).
  • Repris par une communauté de développement.
  • Le projet GNU ajoute une série d’outils autour du noyau.

Qu’est-ce que Unix ?

  • Unix a été créé par Bell Labs en 1969.
  • Populaire dans les milieux académiques et sur les Mainframe (1980).
  • Donne le nom à une famille de systèmes d’exploitation (notamment FreeBSD, NetBSD et OpenBSD), Dalvik/Linux (Android), GNU/Linux, iOS et OS X.
  • Le nom « UNIX » est une marque déposée de l'Open Group, qui autorise son utilisation pour tous les systèmes certifiés conformes à la single UNIX specification.

Famille Unix

Que fait Linux ?

  • Le noyau gère les processus applicatifs
  • Attribue et récupère la mémoire
  • Gère les accès aux disques et au processeur (CPU)
  • Met une couche d’abstraction sur le matériel pour des applications “hardware-agnostic”
  • Fournit la sécurité et l’isolation des utilisateurs
  • Est capable de passer à la gestion de processus multiples (preemptive multitasking, SMP)

Ubiquité du noyau Linux

Ubiqiuité du noyau Linux.

1.4. GNU

GNU est un projet de système d’exploitation libre lancé en 1983 par Richard Stallman, puis maintenu par le projet GNU. Son nom est un acronyme récursif qui signifie en anglais « GNU’s Not UNIX » (littéralement, « GNU n’est pas UNIX »). Il reprend les concepts et le fonctionnement d’UNIX. Le système GNU permet l’utilisation de tous les logiciels libres, pas seulement ceux réalisés dans le cadre du projet GNU. Son symbole est un gnou, un animal vivant en Afrique.

Il existe à ce jour deux distributions du système d’exploitation GNU :

  • Arch Hurd ;
  • Debian GNU/Hurd.

GNU/Linux (souvent appelé "Linux") est une variante du système d'exploitation GNU fonctionnant avec le noyau Linux. Le projet GNU avait originellement prévu le développement du noyau Hurd pour compléter le système, mais au début des années 1990, Hurd ne fonctionnait pas encore et son développement rencontrait encore des difficultés. L’arrivée du noyau Linux permit l’utilisation du système GNU sur les ordinateurs animés par des microprocesseurs de la famille Intel x86, en favorisant sa large diffusion par la complémentarité des projets.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/GNU

1.5. Evolution des OS

  • Support de la virtualisation
  • Support accru pour les architectures autres qu’Intel
  • Support de la reconnaissance automatique du matériel
  • Un support et un développement communautaire

1.6. Open Source

  • Les êtres humain conçoivent des applications, des systèmes et des idées en langue intelligible pour les machines : du code à exécuter.
  • Le terme "Open Source" pour correspondre à l'idée que vous avez accès au code et que vous pouvez modifier ce code.

Références

2. Distributions Linux et cycles de maintenance

2.1. Objectifs Linux Essentials 4.1

Connaissance des systèmes d'exploitations les plus réputés et des distributions Linux.

Domaines de connaissance les plus importants :

  • Différences entre Windows, Mac et Linux .
  • Cycle de développement des distributions. Liste partielle de termes, fichiers et utilitaires utilisés pour cet objectif :
  • Interface graphique versus ligne de commande, configuration du bureau.
  • Cycles de maintenance, beta et stable.

2.2. Distribution Linux

Une distribution Linux est composée :

  • Du noyau
  • Des outils d’environnement
  • D’un logiciel d’installation
  • D’un outil de gestion des paquetages logiciels

Critères de choix d'une distribution Linux

https://en.wikipedia.org/wiki/Comparison_of_Linux_distributions

  • Architecture matérielle :
    • i386,
    • amd64,
    • arm
  • Système de paquetage :
    • dpkg,
    • rpm,
    • autres : opkg, pacman, emerge
  • Droits :
    • FSF,
    • commercial,
    • GPL
  • Stabilité :
    • cycles de maintenance,
    • support,
    • End of Life (EOL)
  • Usage :
    • bureautique,
    • mobile,
    • serveur
  • Commodité :
    • Pratique,
    • habitude,
    • procédure
  • Support commercial
    • Supports techniques
    • Solution SaaS

Familles Linux

Pour une présentation graphique des familles GNU/Linux : https://prezi.com/ipbdborsg1qd/gnulinux-distribution-timeline-1210/

Distributions Généralistes

Si leurs outils "maison" des distributions (services, paquetages, ...) et leurs comportements par défaut font toujours la différence, les procédures et les syntaxes deviennent de plus en plus similaires.

Aussi, les concepteurs de logiciels laissent la plupart du temps leur code ouvert qui invite à la compilation. Mais si les binaires restent une préférence, ils proposent de plus en plus leurs propres dépôts de paquetages.

Voici une liste non-exhaustive des distributions généralistes et leurs dérivés :

Distributions Spécifiques

Ces distributions sont plus spécifiques. Elles disposent chacunes de leur propre communauté, histoire et objectif. Par exemple,

Enfin, on connaîtra aussi bon nombre de distributions spécialisées qui remplissent un objectif assez précis. Elles se basent sur l'une ou l'autre des distributions généralistes ou spécialisées. Kali Linux est un bon exemple : basée Debian, elle propose ses propres dépôts pour des logiciels de sécurité.

2.3. Cycle des révisions

  • Un cycle de révision fournit des mises à jour et des nouvelles versions. On peut connaître des :
    • révisions mineures
    • révisions majeures
  • Exemples :
    • Debian connait un cycle de plusieurs années
    • Ubuntu connait un cycle de tous les 6 mois
    • Fedora est révisé tous les 6 mois
    • Une révision mineure est proposée tous les 12/18 mois chez RHEL
    • Une révision majeure est proposée tous les 3/6 ans chez RHEL

2.4. Cycle de maintenance

  • Un cycle de maintenance est la durée pendant laquelle un logiciel est corrigé et maintenu ici sur un système de manière cohérente.
  • Un statut EOL (End of Life) indique la fin de ce support.
  • Une mise à niveau (upgrade) est nécessaire pour continuer à bénéficier d’un support de maintenance.

2.5. Debian

  • Distribution non-commerciale : GNU/Linux par excellence
  • Support d’un grand nombre d’architectures dont ARM
  • Paquetages compilés disponibles en dépôt : dpkg, apt, synaptic

Présentation du projet Debian

Debian est une organisation composée uniquement de bénévoles, dont le but est de développer le logiciel libre et de promouvoir les idéaux de la communauté du logiciel libre. Le projet Debian a démarré en 1993, quand Ian Murdock invita tous les développeurs de logiciels à participer à la création d'une distribution logicielle, complète et cohérente, basée sur le nouveau noyau Linux. Ce petit groupe d'enthousiastes, d'abord subventionné par la Free Software Foundation, et influencé par la philosophie GNU, a grandi pour devenir une organisation composée par environ 1026 développeurs Debian.

Les développeurs Debian s'impliquent dans de multiples activités, par exemple, l'administration des sites web et FTP, la conception graphique, l'analyse juridique des licences logicielles, l'écriture de la documentation et, bien sûr, la maintenance des paquets logiciels.

Pour communiquer notre philosophie et attirer des développeurs qui adhèrent à nos principes, le projet Debian a publié un certain nombre de documents qui mettent en évidence nos valeurs et expliquent ce que signifie être un développeur Debian :

  • Le contrat social Debian est la déclaration des engagements de Debian vis-à-vis de la communauté du logiciel libre. Quiconque est d'accord pour se conformer à ce contrat social peut devenir un développeur Debian. Tout développeur Debian peut introduire de nouveaux logiciels dans Debian, à condition que ces paquets se conforment à nos critères de liberté et répondent à nos critères de qualité ;

  • Les directives Debian pour le logiciel libre (Debian Free Software Guidelines, ou DFSG) sont une déclaration claire et concise des critères Debian en matière de logiciel libre. Ce document a une grande influence sur le mouvement pour le logiciel libre ; il est à la base de la définition de l'Open Source ;

  • La charte Debian est une spécification détaillée des standards de qualité du projet Debian.

Les développeurs Debian participent aussi à d'autres projets : certains sont spécifiques à Debian, d'autres concernent tout ou partie de la communauté Linux. Voici quelques exemples :

  • Le Linux Standard Base (LSB) est un projet dont le but est de standardiser le système GNU/Linux de base. Les concepteurs de matériels et de logiciels pourront ainsi plus facilement concevoir des applications et des pilotes de périphériques pour un système Linux générique plutôt que pour une distribution particulière ;

  • Le standard pour l'organisation des systèmes de fichiers (FHS) est un effort pour standardiser l'organisation du système de fichiers Linux. Le FHS permettra aux développeurs de logiciels de se concentrer sur la conception de programmes, sans avoir à se préoccuper de la façon dont le paquet sera installé dans les différentes distributions GNU/Linux ;

  • Debian Jr. est un projet interne dont le but est de s'assurer que Debian a quelque chose à offrir à nos utilisateurs les plus jeunes.

Pour des informations plus générales sur Debian, voir la FAQ Debian.

Source : https://www.debian.org/releases/stable/amd64/ch01s01.html.fr

Versions (Branches) Debian

  • Debian Squeeze (6.0) sera supporté jusqu’en 02/2016
  • old stable : Wheezy (7.0), publiée en Mai 2013, les seules mises à jour sont des correctifs de sécurité ;
  • stable : Jessie (8.0) est l'actuelle stable depuis le 26 avril 2015 ;
  • testing : Stretch (9.0) future version stable où seuls les paquets suffisamment matures peuvent rentrer ;
  • unstable : surnommée Sid, il s'agit d'une version en constante évolution, alimentée sans fin par de nouveaux paquets ou de mises à jour de paquets déjà existants (on parle de Rolling release).

Architectures Debian

  • Intel : 386, kfreebsd-i386, amd64, kfreebsd-amd64, ia64
  • ARM : armel, armhfi
  • Autres : mips, mipsel, powerpc, sparc, s390x

2.6. Ubuntu

  • Commandité par la société Canonical et une marque déposée par cette même société.
  • Basé Debian, Ubuntu respecte les licences GNU et l’esprit Open Source.
  • Vise à être disponible pour tout un écosystème (les télévisions, les smartphones, et les tablettes). Le gestionnaire de bureau Unity, comme son nom l'indique, vise à unifier l’expérience utilisateur sur chacun des supports.

Version stables Ubuntu

  • Version standard sort 2 fois par an (supportée pendant 9 mois)
  • Version LTS (Long Term Support) une fois tous les 2 ans supportée 5 ans :
  • 2 ans pour les màj de sécurité et de pilotes matériel
  • 3 ans en plus pour les màj de sécurité seulement

Versions Ubuntu

Images Ubuntu

Plusieurs images et images disponibles :

  • Serveur
  • Desktop (Gnome ou Unity)
  • En plusieurs variantes (interface graphique) LUbuntu, XUbuntu, KUbuntu

2.7. Red Hat RHEL

  • Red Hat est une société multinationale d'origine américaine fondée en 1993 éditant des distributions GNU/Linux.
  • Elle est l'une des entreprises dédiées aux logiciels Open Source les plus importantes et les plus reconnues.
  • Elle distribue un OS : Red Hat Enterprise Linux (RHEL), un système d'exploitation destiné aux entreprises.
  • Red Hat fournit des plateformes logicielles (openstack, JBoss), vend des abonnements d'assistance, de formations et de services d'intégration personnalisés pour les clients utilisant des logiciels open source.
  • Toutes les distributions basées Redhat (CentOs, Fedora, …) utilisent le même système de paquetage RPM.

On peut télécharger gratuitement sa version de RHEL7 sur le site http://developers.redhat.com/downloads/.

Cycle de vie RHEL

Fedora

  • La distribution phare de Red Hat (RHEL) n'étant pas livrée gratuitement dans son format binaire, contrairement à la plupart des distributions Linux, Fedora a été créée par Red Hat pour être une distribution GNU/Linux communautaire.
  • La communauté qui gère ce projet est constituée à la fois d'employés de Red Hat et de contributeurs extérieurs.
  • Red Hat présente le projet Fedora comme un laboratoire pour développer de nouvelles fonctionnalités qui sont plus tard incluses dans la distribution commerciale de Red Hat.

CentOS

  • CentOS (Community enterprise Operating System) est une distribution GNU/Linux principalement destinée aux serveurs.
  • Tous ses paquets, à l'exception du logo, sont des paquets compilés à partir des sources de la distribution RHEL (Red Hat Enterprise Linux), éditée par la société Red Hat.
  • Elle est donc quasiment identique à celle-ci et se veut 100 % compatible d'un point de vue binaire.

Red Hat Package Manager (RPM)

  • RPM Package Manager (Red Hat Package Manager) est le logiciel de gestion des paquetages utilisé par les distributions Linux :
    • Red Hat Enterprise Linux,
    • Fedora, CentOS,
    • Mandriva,
    • openSUSE,
    • SUSE Linux Enterprise,

2.8. Autres distributions populaires

  • Archlinux
  • Gentoo
  • OpenWrt
  • Android

Mais aussi,

  • Kali Linux, Parrot OS
  • Damn small Linux
  • ...

Archlinux

  • Archlinux est une distribution légère et facile à maintenir.
  • Elle dispose de dépôts pour les architectures Intel et ARM.
  • Archlinux utilise le gestionnaire de paquets pacman.
  • Le système de mise-à-jour est continu (rolling release).
  • Le système de paquets est basé ABS.
  • Archlinux est bien documentée : https://wiki.archlinux.fr/Accueil

Gentoo

  • Gentoo Linux est une distribution dite source
  • Sa particularité est la compilation complète ou partielle d'un système GNU/Linux à partir des sources, à la manière de Linux From Scratch mais automatisée.
  • Ceci est géré grâce au logiciel Portage et la commande emerge en rolling release.
  • C’est une distribution qui a pour objectif la portabilité.
  • Gentoo est aussi très bien documentée : https://www.gentoo.org/doc/fr/

OpenWrt

  • OpenWrt est une distribution GNU/Linux minimaliste pour matériel embarqué tel que des routeurs grand public basés sur des System-on-Chip Broadcom (par exemple les routeurs WLAN Belkin, TP-Link, Linksys,…) mais il est porté sur d’autres architectures.
  • On compile soi-même en firmware ou une version compilée à partir d’un dépôts du projet correspondante au matériel.
  • OpenWrt est capable de tenir sur une mémoire Flash de 4 Mo.
  • Le gestionnaire de paquets est opkg.

Distributions spécialisées

  • On trouve depuis longtemps des distributions spécialisées qui offrent des services spécifiques déjà préinstallés.
  • Ces logiciels se téléchargent librement sous format ISO, OVA / OVF ou autres (images ou recettes) et s’installent aussi bien sur des PCs, des appliances, du matériel embarqué, sur un hyperviseur ou dans le cloud ...
  • Distrowatch permet de faire une recherche parmi 300 projets :
    • Infrastructure
    • Sécurité
    • Téléphonie
    • Pare-feu
    • Virtualisation
    • Clustering
    • Stockage (SAN)

Android

  • Android est défini comme étant une pile de logiciels, c'est-à-dire un ensemble de logiciels destinés à fournir une solution clé en main pour les appareils mobiles – smartphones et tablettes tactiles.
  • Cette pile est organisée en cinq couches distinctes :
    1. le noyau Linux avec les pilotes ;
    2. des bibliothèques logicielles telles que WebKit, OpenGL, SQLite ou FreeType ;
    3. une machine virtuelle et des bibliothèques permettant d'exécuter des programmes prévus pour la plate-forme Java ;
    4. un framework - kit de développement d'applications ;
    5. un lot d'applications standard parmi lesquelles il y a un environnement de bureau, un carnet d'adresses, un navigateur web et un téléphone.

Versions / Architecture Android

Distribution globale des versions d'Android depuis fin 2009. En janvier 2016, Android 4.4 "KitKat" (36.1%) et Android "Lollipop" versions 5.0–5.1.1 (32.6%) sont les plus répandues.

Linux et Windows

Voici ce qu'en pense James Zemlin qui dirige la Linux Foundation : "Il n'y a plus que deux chevaux dans la course, Microsoft et Linux. Il y a des choses que Microsoft fait bien, c'est la promotion, la standardisation et la protection juridique de Windows. Ce que Microsoft fait dans ce domaine est exactement ce que nous devons également faire pour Linux: promouvoir, protéger et standardiser."

3. Licences Open Source

3.1. Objectifs Linux Essentials 1.3

  • Communautés autour des logiciels libres et utilisation des licences libres dans le cadre professionnel.
  • Domaines de connaissance les plus importants :
    • Octroi de licence.
    • Free Software Foundation (FSF), Open Source Initiative (OSI).
  • Liste partielle de termes, fichiers et utilitaires utilisés pour cet objectif :
    • GPL, BSD, Creative Commons.
    • Logiciel libre, logiciel Open Source, FOSS, FLOSS.
    • Modèles économiques autour des logiciels libres
  • Autres notions intéressantes à connaître :
    • Propriété intellectuelle : copyright, marques de commercialisation, brevets.
    • Licence Apache, Licence Mozilla.

3.2. Licences logicielles

  • Le droits sur un logiciel (copyright) appartiennent à son propriétaire.
  • Celui-ci énonce dans une licence ce qui est autorisé avec son code.
  • Il existe des licences plus permissives que d’autres.
  • Le moyen le plus simple de mettre une oeuvre en licence libre est de la mettre dans le domaine public

Free Software Foundation

  • La Free Software Foundation (FSF) a été créée par Richard Stallman en 1985.
  • Également à l’origine des outils d’environnement GNU pour Linux et d’autres.
  • Les licences GPLv2 et GPLv3 permettent de modifier et de redistribuer le code.
  • Un “copyleft” exige le partage de toute modification.

Définition de la Free Software Fondation (FSF) du logiciel libre

Aujourd'hui, un logiciel est considéré comme libre, au sens de la Free Software Foundation, s'il confère à son utilisateur quatre libertés (numérotées de 0 à 3) :

  • (0) la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages ;

  • (1) la liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins ;

  • (2) la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ;

  • (3) la liberté d'améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.

L'accès au code source est une condition d'exercice des libertés 1 et 3.

La FSF précise quelques points. D'abord ces libertés doivent être irrévocables. Chacun doit avoir la possibilité d'en jouir sans devoir prévenir un tiers. La redistribution du programme doit pouvoir se faire sous toute forme, notamment compilée, éventuellement à la condition de rendre disponible le code source correspondant. L'utilisateur doit pouvoir fusionner des logiciels libres dont il n'est pas lui-même l'auteur. La FSF accepte toutefois des restrictions mineures quant à la façon dont un logiciel modifié doit être présenté lorsqu'il est redistribué.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre

Licences GPL

  • GNU Public Licence est une licence libre bien connue.
  • GPL est virale : tout changement exige l’usage de la licence GPL.
  • LGPL est moins contraignante avec des logiciels propriétaires.

Copyleft

"L'idée centrale du copyleft est de donner à quiconque la permission d'exécuter le programme, de le copier, de le modifier, et d'en distribuer des versions modifiées - mais pas la permission d'ajouter des restrictions de son cru. C'est ainsi que les libertés cruciales qui définissent le logiciel libre sont garanties pour quiconque en possède une copie ; elles deviennent des droits inaliénables."

— Richard Stallman

3.3. Open Source Initiative

  • L’Open Source Initiative (OSI) a été impulsé en 1998 par Bruce Perens et Eric Raymond
  • Le “copyleft” est très restrictif et le FSF trop politique
  • L’OSI approuve des licences mais ne les conçoit pas
  • Une licence FSF est approuvée OSI mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai.

3.4. Permissive Free Software

  • Une licence OSI doit permettre de lire, modifier, redistribuer et d’utiliser le code par n’importe qui pour n’importe quel usage.
  • Les licence MIT, BSD ou Creative Commons sont aussi des licences OSI et peuvent être plus ou moins permissives.

3.5. Creative Commons

Licences sur des oeuvres écrites, web, multimédia.

Outil en ligne : http://creativecommons.org/choose/

Droits définis :

  • Attribution – accord de l’auteur
  • ShareAlike – copyleft
  • No-Derivs – On ne peut pas changer le contenu
  • NonCommercial – Pas d’usage commercial

Combinaisons comme par exemple :

  • Attribution-No-Derivs-NonCommercial
  • BY-SA
  • No Rights Reserved – public domain

3.6. Licence Apache

Les caractéristiques majeures de la licence Apache sont :

  • Autoriser la modification et la distribution du code sous toute forme (libre ou propriétaire, gratuit ou commercial)
  • Obliger le maintien du copyright lors de toute modification (et également du texte de la licence elle-même).
  • Ce n’est pas une licence copyleft.
  • Par exemple, Apache a été réutilisé comme base pour le développement d'un greffon du serveur applicatif WebSphere de chez IBM.

3.7. Licence Mozilla

  • La Mozilla Public License (MPL) est une licence libre créée par Netscape lors de la libération du code source de ce qui devait devenir Netscape Communicator 5 (1998). Celui-ci formera la base du projet Mozilla, qui utilise toujours la MPL aujourd'hui dans sa version 2.0.
  • La plus grande partie du code source de Mozilla est en outre publiée sous une triple licence MPL/GPL/LGPL, ce qui permet théoriquement d'en utiliser une partie dans un logiciel GPL ou LGPL uniquement.
  • Il est intéressant de comparer la licence MPL avec les autres.

3.8. FOSS / FLOSS

  • Free (Libre) and Open Source Software
  • Free = Libre = gratuit = libéré

3.9. Générer des revenus avec l’Open Source

En 2015, la Linux Foundation a publié une étude selon laquelle le marché est fort demandeur en personnel qualifié en systèmes Linux.

  • Linux System Engineer / Consultant, Developper
  • Product (Oracle, PHP, Security, Unix, ...) Consultant / Expert
  • Vendre des services, du support, des garanties
  • Travailler sur des adaptations contre de l’argent
  • Adopter certains modèles de développement, freemium, premium, gratuit pour usage non-commercial, formations, ...
  • Usage dans le travail quotidien, comme outil d’audit ou éléments complets ou partiel de solutions
  • Maintenir ses compétences IT à un haut niveau de manière pérenne
  • Open Source pour l’image de marque personnelle

Open Source Hardware Business Model

Source de l'image : http://bloglz.de/business-models-for-open-source-hardware-open-design/

Un modèle Business Open Source n'est pas à confondre avec la libre disponibilité d'un code performant maintenu et éprouvé.

En effet, il est possible de générer des revenus grâce aux produits Open Source, notamment à travers à l'écosystème Linux. Cela concerne beaucoup de métiers de l'IT ou des infrastructures traditionnelles même si les développeurs de code sont certainement les premiers concernés. On notera également l'émergence de nouveaux métiers ou de nouveaux marchés (IoT) directement liés au monde Open Source et à Linux.

Pour du personnel d'infrastructure IT (opérateurs), on peut développer quelques considérations.

  • Red Hat est un exemple commercial à suivre comme d'autres leaders dans leur secteur (Cisco, HP, IBM, Microsoft, ...). Se certifier chez ce constructeur est certainement le chemin le plus direct pour entrer dans cette carrière. La Linux Foundation s'impose comme interlocuteur face aux grands acteurs commerciaux. Leurs certifications vaudraient autant qu'une certification Red Hat. Toutefois, il me semble que le projet manque encore en visibilité large.
  • Les projets sérieux d'infrastructure ne se passent jamais de compétences internes et temporaires d'un bon niveau. Ces infrastructures doivent être maintenues, adaptées, mises à jour, "migrées" et surveillées. Elles se doivent d'être de plus en plus élastiques et automatisées.

D'un autre point de vue, pour le marché sur tous les secteurs, disposer d'une technologie universelle qui fait fonctionner les machines (Linux), le cloud (Openstack) et le web parmi une multitude de projets :

  • élève le niveau de concurrence,
  • permet au marché de rendre de meilleurs services aux entreprises,
  • profite de l'Internet qui crée un marché de masse et qui demande des infrastructures et du logiciel.

Selon l'auteur, céder librement une partie de sa production participe à placer la plus haute plus-value sur l'intelligence soit l'humain.

Mais le choix de technologies Open Source n'est pas un parcours aisé pour beaucoup de raisons. Ce choix n'est certainement adapté en toute situation, car l'objectif restera toujours la satisfaction finale du commanditaire (soit du client). Par contre, imaginer qu'un projet Open Source ne pourrait pas rivaliser avec un projet propriétaire est certainement une erreur. Si un gain est souvent possible, il s'agira souvent d'une autre voire d'une meilleure répartition des moyens mis à disposition. Il s'agira bien plus souvent alors d'une adaptation culturelle à réussir au sein de l'organisation.

Le niveau de maîtrise à acquérir pour l'utiliser de manière professionnelle demande rigueur, travail et volonté bien sûr, mais il demande surtout de la pratique, toujours plus et actualisée. La formidable boîte-à-outil libre Linux nous offre justement la possibilité de déployer des technologies complexes, souvent simulées mais proche de réalité, voire disponibles directement à partir du nuage avec des exigences en ressources informatiques accessibles au plus grand nombre.

Pourquoi acquérir des compétences en système Linux ?

  • Boîte à outils librement disponible pour faire fonctionner et développer des systèmes informatiques.
  • Permet de se concentrer sur le développement de solutions de haut niveau et de manière rapide car une solide pile de logiciels est maintenue pour un grand nombre de plateformes matérielles.
  • Fait partie de la famille historique des systèmes UNIX. Il bénéfice non seulement d'une technologie éprouvée mais aussi de valeurs humaines.
  • Il s'agit d'une technologie qui concerne des compétences pérennes.
  • Il est certainement le système le plus utilisés dans le monde.
  • Cette perspective permet aux activités humaines de croître à partir de leurs propres créations numériques et de contrôler leur environnement.
  • La culture du développement collaboratif autorise une rapidité de réponse aux besoins du marché (offrir des solutions éprouvées) qui est restée inédite jusqu'à aujourd'hui.
  • Lui-même une richesse, il est facteur de croissance et de richesse.
  • La maîtrise du système d'exploitation universel est une des manières de nous libérer des machines avec lesquelles nous sommes contraints de vivre.
  • Ce qui n'est pas investi en licences pourrait mieux se répartir entre coûts humains et coûts industriels, accessibilité des produits et rémunération des investisseurs.
  • Son aspect universel devrait convaincre tout qui veut faire carrière en informatique.

Il s'agit de l'avis succinct de l'auteur, qu'en pensez-vous ?

Le coût de redéveloppement du noyau Linux

  • En 2004, le coût estimé pour redévelopper le noyau Linux (version 2.6.0) à la manière d'un développement traditionnel propriétaire a été estimé de 467M €.
  • En 2006, une étude financée par l'UE a estimé sont coût de redéveloppment à 882M € (2.6.8 et plus).
  • En 2008, on a estimé ce coût à 1,3 Milliard US$ (comme partie de redéveloppement de Fedora estimé à presque 11 Milliard US$).
  • Une autre étude a estimé que la valeur ajouté annuelle du noyau était de 100M € entre 2005 et 2007 et de 225M € de 2007 à 2008.
  • En 2011, on estimé ce coût à 2,2 Milliard €.

Note : Les versions 3.2, 3.4, 3.10, 3.12, 3.14, 3.18 , 4.1 et 4.4 restent supportées. La dernière version LTS est la 4.9. La dernière version est la 4.10. (02/2017)

Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Linux_kernel#Estimated_cost_to_redevelop et https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/68/Redevelopment_costs_of_Linux_kernel.png

3.10. Linux Foundation

La Fondation Linux (en anglais Linux Foundation) est un consortium à but non lucratif fondé le 21 janvier 2007, il résulte de la fusion entre l'Open Source Development Labs et le Free Standards Group.

La Linux Foundation a pour mission de protéger, standardiser et promouvoir Linux en procurant les ressources et services centralisés nécessaires à concurrencer de manière efficace les autres systèmes d'exploitation.

La Linux Foundation regroupe 70 membres parmi lesquels on trouve Fujitsu, Hitachi, HP, IBM, Intel, AMD, NEC, Novell, Oracle, LG Group, Yahoo!, Samsung, Twitter et d'autres. Cette organisation est dirigée par Jim Zemlin, ancien directeur du FSG qui maintient en place les principaux développeurs, dont Linus Torvalds, sponsorisé par la fondation. On peut y adhérer individuellement pour pour 99$ ou gratuitement en tant qu'étudiant.

Au côté des administrateurs proposés par ses membres, on remarquera la présence de Mark Shuttleworth fondateur du projet Ubuntu.

Ces dernières années la Linux Foundation a étendu ses services à de l'organisation d'événements, de la formation et des certifications ainsi qu'au soutien de projets collaboratifs. Des exemples de ces projets collaboratifs sont : OpenDaylight, Open Platform for NFV (OPNFV), AllSeen Alliance, Cloud Foundry, Node.js Foundation. Ses domaines d'activités sont : Automotive Grade Linux, le site Linux.com, Linux Videos, Linux Developer Network, la formation, Linux Standard Base (LSB), Carrier Grade Linux, OpenPrintinget Patent Commons Project.

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Linux, https://en.wikipedia.org/wiki/Linux_Foundation, http://www.linuxfoundation.org/

3.11. Certifications Linux

  • LPI Essentials
  • LPIC-1
  • LPIC-2
  • RHCSA
  • RHCE
  • LFCS
  • LFCE

On trouvera des détails à la page Certifications Linux du document.

4. Applications Open Source

4.1. Objectifs Linux Essentials 1.2

  • Connaissance des applications majeures et de leur utilisation.
  • Domaines de connaissance les plus importants :
    • Applications pour les postes de travail.
    • Applications pour les serveurs.
    • Applications mobiles.
    • Langages de programmation.
    • Outils de gestion des paquets et dépôts de logiciels.
  • Liste partielle de termes, fichiers et utilitaires utilisés pour cet objectif :
    • OpenOffice.org, LibreOffice, Thunderbird, Firefox, Iceweasel.
    • Blender, Gimp, Audacity, ImageMagick.
    • Apache, MySQL, PostgreSQL.
    • NFS, Samba, OpenLDAP, Postfix, DNS, DHCP.
    • C, Java, Perl, shell, Python, PHP.

4.2. Applications Linux

Linux est un OS qui peut être installé sur :

  • des serveurs qui offrent des services
  • des stations de travail bureautique, terminaux divers, légers, ...
  • des appareils mobiles tels que des smartphones ou des tablettes
  • du matériel embarqué
  • des stations de développement

4.3. Services d'entreprise

Serveurs Web Open Source

La plupart des services Web sont assurés par des logiciels libres :

  • Apache,
  • Nginx,
  • LightHttpd.

Accélérateurs Web

  • Squid,
  • Varnish

Base de données

Parmi les bases de données les plus connues PostGreSQL et MariaDB (fork compatible et reconnu de MySQL).

  • Elles permettent d’agencer des données structurées.
  • SQL est un langage d’interrogation de base de données.

Pour d’autres approches ou d'autres usages :

  • MongoDB,
  • REDIS,
  • SQLite,
  • Zope Database, ...

Serveur Mail MTA Open Source

Un service MTA (SMTP) transfère le courrier électronique à travers l’Internet. On citera

  • Sendmail,
  • Postfix,
  • Exim, ...

MDA/MUA Open Source

  • Un service MDA (POP3/IMAP) livre le courrier électronique aux utilisateurs. On citera :
    • Cyrus,
    • Dovecot.
  • Des logiciels MUA comme procmail ou beaucoup d’autres permettent de récupérer le courrier.
  • On peut le faire également via des interfaces Web :
    • SquirrelMail,
    • Roundcube,
    • Horde, ...

Serveurs de fichiers Open Source

Linux offre des services de fichiers pour une panoplie de protocoles :

  • FTP : proFTPD, Vsftpd
  • NFS : support natif
  • CIFS/SMB : Samba client et server qui pourra jusqu’à reproduire à 90% un serveur Active Directory
  • Netatalk : émule un serveur de fichier Apple
  • Support iSCSI
  • SSH dispose de deux sous-protocoles qui permettent avantageusement de transmettre des fichiers de manière sécurisée : SCP et SFTP. Rsync permet de maintenir une synchronisation des copies.

Services d’infrastructure

  • ISC-DHCP permet de gérer un réseau en offrant un service robuste DHCP et DHCPv6
  • ISC-Bind offre un service robuste DNS, certainement le plus utilisé dans le monde.
  • OpenLDAP offre un service d’annuaire LDAP réputé.
  • Samba4 permet de reproduire un environnement Active Directory. Il est largement mis en production et Microsoft collabore dans une certaine mesure.
  • NFS

Services collaboratifs

  • Zarafa,
  • Zimbra,
  • Open-Xchange,
  • RoundCube,
  • OwnCloud

Services de téléphonie

  • Asterisk,
  • Kamailio,
  • SipeX,
  • Freeswitch,
  • FreePBX,
  • Ast2Billing

Cloud Computing :

  • OpenNebula,
  • OpenStack,
  • Eucalyptus,
  • Cloud Stack,
  • Nimbus

Virtualisation

  • Qemu,
  • KVM,
  • OpenVZ,
  • Xen,
  • Virtualbox,
  • Proxmox,
  • O-virt
  • Jail,
  • LXC,
  • Docker

Gestion de Parc

  • GLPI,
  • OCS Inventory NG,
  • Fusion Inventory

Poste à distance :

  • Tight VNC,
  • SSH,
  • X2Go

Automation, orchestration

  • Puppet,
  • Chef,
  • Vagrant,
  • Ansible

Sauvegarde

  • Bacula,
  • Partimage,
  • Amanda,
  • CloneZilla

Haute disponibilité

  • HAProxy,
  • Keepalived,
  • Linux-HA,
  • LVS (Linux Virtual Server)

Sécurité

  • AIDE,
  • OpenVas,
  • ClamAV,
  • Snort,
  • Wireshark,

VPN

  • OpenSwan,
  • OpenVPN

Firewall

  • NetFilter,
  • Packet Filter,
  • pfSense,
  • NuFW,
  • Firewalld

Surveillance

  • Nagios,
  • Cacti,
  • Centreon,
  • MRTG,
  • Munin,
  • OpenNMS,
  • Zabbix,
  • Zenoss,
  • Icinga,
  • Shinken

PKI

  • EasyCA,
  • OpenCA PKI,
  • EJBCA,
  • OpenSSL

Fenêtres graphiques Open Source

  • Un service de fenêtres graphiques permet de les ouvrir, de les redimensionner, etc.
  • Une distribution “desktop” vient d’emblée avec tous les outils graphiques.
  • X-Windows est la base du système graphique, il fournit les fenêtres et les primitives de base comme X11 ou X.org.
  • Compiz, FVWM, Enlightenment, Metacity sont des gestionnaires de fenêtres.

Environnement de bureau OSS

  • Les environnements de bureau offrent un service complet de fenêtrage et de l’interface graphique avec l’ordinateur.
  • Au même titre que les services X, il peut être déporté à distance. Il peut même être chiffré en SSH.
  • On citera :
    • Unity,
    • Gnome Shell,
    • KDE,
    • Mate,
    • Xfce,
    • LXDE, et bien d’autres ...

Suite de productivité / bureautique

  • Suite bureautique qui n’a rien à envier à d’autres : LibreOffice fork d’OpenOffice.
  • On citera Iceweasel (Firefox) comme navigateur Web.
  • Thunderbird, Evolution et KMail sont des clients mail collaboratifs célèbres.

Environnement de développement

  • Langage de programmation :
  • C, C++, Java
  • Perl, Python, PHP, Ruby
  • Plateforme de développement :
    • Redmine,
    • GIT,
    • Eclipse,
    • CVS,
    • Subversion
  • Plateforme de développement Web :
    • Django,
    • JQuery,
    • Ruby On Rails,
    • Zend Framework,
    • Node.js, REDnode

Applications CMS, E-commerce, ERP

  • CMS et blogs :
    • Drupal,
    • Wordpress,
    • Joomla,
    • Spip,
    • Plone
    • Ghost
  • E-Commerce :
    • Magento,
    • Prestashop,
    • Oscommerce
  • ERP :
    • Compiere,
    • Dolibarr,
    • Odoo

Autres Applications

  • Créativité graphique et sonore
  • Environnement éducatif, d'apprentissage

4.4. Liste de logiciels Open Source

On peut aussi se faire une idée des appliances virtuelles open source disponibles sur Bitnami.

5. Utiliser Linux en console graphique (Centos7)

5.1. Objectifs Linux Essentials 1.4

  • Compétences informatiques élémentaires et travail sous Linux.
  • Domaines de connaissance les plus importants :
    • Utilisation de l'environnement graphique.
    • Accès à la ligne de commande.
    • Utilisation industrielle de Linux, informatique dans les nuages (Cloud Computing) et virtualisation.
  • Liste partielle de termes, fichiers et utilitaires utilisés pour cet objectif :
    • Utilisation d'un navigateur, questions de vie privée, options de configuration, recherche sur le web et enrégistrement de contenu.
    • Console et terminal.
    • Questions de mots de passe.
    • Outils et questions de la vie privée.
    • Utilisation de logiciels libres courants pour les présentations et la gestion de projets.

5.2. Distribution Linux desktop

  • Ubuntu Desktop : correspond au standard libre GNU, orienté communauté.
    • Il faut choisir soit une image serveur soit une image ou desktop. On peut démarrer d’une image serveur à laquelle on ajoute une suite graphique.
  • CentOS : version libre de Redhat Enterprise Linux (RHEL), orienté constructeur.
    • Une seule image par architecture et par version.

5.3. Autres distributions Linux Desktop

Dérivés parmi bien d'autres des distributions traditionnelles :

  • la distribution de sécurité basée Debian Kali Linux
  • ou Linux Mint qui améliore Ubuntu.

Plus exotiques, plus bas des distributions plus fondamentales :

  • en Archlinux
  • ou en Gentoo.

5.4. Configuration de la machine

  • Machine native physique ou virtuelle.
  • Processeur x86 64 bits, instruction VT
  • RAM : minimum 512 Mo (1-2 Go)
  • HD : minimum 8Go (LVM)
  • non chiffrée
  • Réseau : “ponté” au réseau local, en DHCP
  • Une souris, un clavier, un écran
  • Un lecteur CD ou USB avec une image ISO montée : un liveCD

5.5. Installation Centos 7

Cette présentation utilise un ISO LiveCD de Centos 7 (sans LibreOffice) avec Gnome (http://ftp.belnet.be/ftp.centos.org/7/isos/x86_64/).

Si vous avez une préférence

Consoles

  • Dès que votre machine a démarré vous accédez à une console graphique.
  • Vous disposez de six autres consoles texte.
  • Pour basculer de l’une à l’autre on utilise la combinaison des touches CTRL-ALT-F1, CTRL-ALT-F2, CTRL-ALT-F3, ...

Clavier

Choix du clavier

Ecrans / Langues

Configuration de l'écran, de la langue et du réseau

Interface graphique

  • Vous trouverez des applications courantes telles que :
    1. un navigateur Web
    2. une suite bureautique
    3. un navigateur de fichiers
    4. des aides
    5. un logiciel de terminal (console)
    6. Mais aussi bien d'autres

Nouveautés CentOS 7

  • Virtualisation
  • Systemd remplace les scripts d'initialisation
  • Commande ip (pile iproute2 qui remplace net-tools)
  • Système de fichiers par défaut XFS
  • ...

Sécurité Web

  • Les cookies gardent des traces de vos visites sur les sites Web. Ils est conseillé de ne pas les enregistrer ou des les effacer après chaque session.

Installation sur disque

Installation sur disque

Installation : choix de langue/localisation

Installation : choix de langue/localisation

Installation : emplacement

Installation : emplacement

Installation : choix du disque

Installation : choix du disque

Utilisateurs et mot de passe

Sur un système, on dispose de :

  • Comptes système : créés par l’os
  • Un compte root : super-utilisateur sur le système
  • Comptes utilisateur standard

Plusieurs stratégies de comptes locaux

  • Création d’un un compte root et de compte(s) “utilisateur standard”
  • Un ou certains utilisateurs qui disposent de droits “super-utilisateur” avec ou sans compte root défini

Mots de passes forts :

  • Unicité, choisi au hasard,
  • minimum 10 caractères,
  • minuscules, majuscules, chiffres
  • et caractères spéciaux $ ( # ! [ ; .

Installation : création des comptes utilisateurs

Utilisateurs et mot de passe

Installation : licence GPLv2

Installation : licence GPLv2

A ce moment, on peut éjecter l'image et redémarrer l'ordinateur.

...

5.6. Console graphique

Console graphique

Mise-à-jour du système

Mise-à-jour du système

Pare-feu Linux

  • Netfilter / Iptables est le pare-feu Linux
  • Ici, l’interface graphique Firewalld

Firewalld

Gestionnaire de paquets

Gestionnaire de paquets

Gestionnaire de fichiers

Gestionnaire de fichiers

Aide Gnome / Centos

Aide Gnome

Editeurs de texte

  • Les éditeurs habituels sont nano, vi et emacs. Ici, gedit :

Editeurs de texte

Terminal

  • Le système se gère dans le shell via des commandes via un logiciel de terminal :

Terminal

5.7. Installation de RHEL 7

6. Environnements de bureau

Un environnement de bureau est un ensemble de programmes qui permettent de manipuler l'ordinateur à travers une interface graphique qui fait analogie à un bureau. Le terme « environnement de bureau » provient de la métaphore du bureau sur laquelle sont basés ces produits.

De nombreux systèmes d'exploitation ont un environnement de bureau incorporé. À l'inverse, avec le système de fenêtrage X des systèmes d'exploitation Unix, plusieurs environnements de bureau sont disponibles. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Environnement_de_bureau)

C'est ainsi qu'un environnement de bureau Linux est composé de plusieurs éléments distincts :

6.1. Environnements de bureau Linux

  • Environnements traditionnels
    • GNOME3
    • KDE4
  • Environnements dérivés
    • Unity (GNOME3, défaut Ubuntu)
    • Cinnamon (GNOME3, défaut Linux Mint)
    • Mate (GNOME)
  • Environnements légers
    • LXDE
    • Xfce
  • Environnement entièrement paramétrable
    • Enlightenment
  • Environnement Qt
    • Razor-qt
    • Elokab

6.2. Freedesktop.org

Freedesktop.org est un organisme de collaboration entre différents projets de logiciels libres comme GNOME, KDE, Xfce, Enlightenment, GStreamer, Xgl/AIGLX ou encore X.Org, qui travaille à l'interopérabilité des environnements graphiques sous les systèmes utilisant X Window System comme GNU/Linux (ou sur d'autres UNIX) en produisant des logiciels et des spécifications.

Les deux principaux environnements de bureau actuels sont GNOME et KDE, mais le but de Freedesktop est d'être neutre et de proposer des spécifications (presque élevées au rang de standards) afin de faciliter le travail de développeurs en améliorant la compatibilité des programmes GNOME et KDE, mais aussi de rendre l'expérience des utilisateurs finaux la plus agréable possible.

Freedesktop n'a pas pour objectif de standardiser les interfaces graphiques utilisateur, qui doivent au contraire avoir chacune leurs originalités pour convenir à des publics différents, mais d'harmoniser l'infrastructure : copier/coller, raccourcis claviers, détection du matériel, etc. Freedesktop encourage des protocoles unifiés et des symboles distincts (voir protocole-symbole).

Freedesktop a été fondé en mars 2000, par Havoc Pennington de Red Hat.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Freedesktop.org

6.3. GNOME

GNOME, acronyme de GNU Network Object Model Environment, est un environnement de bureau libre convivial dont l'objectif est de rendre accessible l'utilisation du système d'exploitation GNU au plus grand nombre ; cette interface est actuellement populaire sur les systèmes GNU/Linux et fonctionne également sur la plupart des systèmes de type UNIX.

Image : Environnement de bureau GNOME Shell

Remis en cause depuis le passage à la version 3, le projet GNOME manquerait de développeurs, dont une grande partie sont des employés de la société Red Hat.

Le mécontentement suscité par les suppressions répétitives de fonctionnalités et par l’ergonomie de GNOME 3 a conduit à deux initiatives :

  • un fork de GNOME 2, MATE, reprenant l'ergonomie de GNOME 2.x. et basé sur l'infrastructure de GNOME 2.32,
  • une customisation de l'interface de GNOME 3 visant à la faire ressembler à celle de GNOME 2.x, proposée par le projet Linux Mint sous le nom de Mint Gnome Shell Extensions (MGSE), qui laissera finalement sa place à Cinnamon.

Image : Environnement de bureau MATE

Ubuntu prend quelque distance avec GNOME : en parallèle du développement (public) de GNOME 3 dont GNOME Shell est la pierre angulaire, Canonical a développé (en interne) sa propre interface graphique système pour Ubuntu : Unity, expliquant rechercher une unification sans couture entre les appareils à écran tactile et ceux utilisant des souris et autres pointeurs classiques.

Image : Environnement de bureau Unity

Les différences dans l'infrastructure même des deux projets vont en grandissant : outre GNOME Shell vs. Unity (et donc Mutter vs Compiz), citons GDM vs. LightDM, chacun son framework d'authentification unique, Wayland vs Mir… Pendant un temps Canonical a promu également son propre système de démarrage Upstart avant de se ranger en fin de compte à Systemd.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/GNOME

6.4. KDE

KDE est un projet de logiciel libre historiquement centré autour d'un environnement de bureau pour systèmes UNIX. Ce projet a évolué en un ensemble de programmes :

  • KDE Framework, bibliothèques et API fournissant une couche d'abstraction logicielle multiplate-forme ;
  • Plasma, environnement de bureau ;
  • KDE Applications, ensemble complet d'applications.

Image : Environnement de bureau KDE

KDE est inclus dans la plupart des distributions GNU/Linux populaires. Il est l’environnement de bureau par défaut de certaines comme openSUSE et Mageia.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/GNOME

6.5. LXDE

LXDE est un environnement de bureau libre pour les systèmes de type Unix, tels que Linux ou BSD. Le nom LXDE est l'acronyme de "Lightweight X11 Desktop Environment" (environnement de bureau X11 léger).

Image : Environnement de bureau LXDE

LXDE a pour but de proposer un nouvel environnement de bureau léger, rapide et utilisant peu de ressources, au détriment du nombre de fonctionnalités. Il se veut modulaire : ses composants dépendent peu les uns des autres.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/LXDE

6.6. Xfce

Xfce est un environnement de bureau léger utilisant la boîte à outils GTK+ 2.x et destiné aux systèmes d'exploitation apparentés à UNIX.

Xfce est fondé sur trois principes : rapidité, économie de ressources et simplicité d'utilisation. Son logo, une souris se déplaçant à grande vitesse, exprime ces idées. L'un des autres buts de Xfce est d'être conforme aux normes, plus particulièrement avec les spécifications du Freedesktop.org.

6.7. Environnements de bureau sous RHEL7/Centos 7

Si on a démarré avec un LiveDVD Centos GNOME, on peut tester les autres solutions :

yum -y install epel-release
yum -y update
yum group install "Bureau MATE"
yum group install "Xfce"
yum group install "KDE Plasma Workspaces"

6.8. Environnements de bureau sous Debian 8 Jessie

Mise à jour de la distribution.

apt-get update
apt-get -y upgrade
apt-get -y dist-upgrade

Gnome.

apt-get install gnome

KDE.

apt-get install kde-standard

XFCE.

apt-get install xfce4

LXDE.

apt-get install lxde

results matching ""

    No results matching ""